Christ Révélé aux Nations

Discours de l’Evêque Mike S. Jocktane sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon

Postée le 30/06/2020
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Discours de l’Evêque Mike S. Jocktane
Suite à l’onde de choc provoquée dans la population gabonaise par le vote des députés à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, les Ministères Christ Révélé aux Nations disent ​NON à ce projet i​ nique​ et ​inopportun​.
Le tabou étant désormais sur la place publique, l’innommable faisant dorénavant partie du répertoire langagier de tous les gabonais, du plus jeune locuteur au plus âgé. Quel désastre ! Quelle honte ! Quelle ignominie ! Quel échec ! Quel Gabon laisserons-nous à nos enfants ? Quel avenir pour les générations futures ? Que dirons-nous à l’heure des comptes ?
Nous réitérons que la pratique homosexuelle est en conflit avec toutes les expressions de foi monothéistes et ne fait absolument pas partie de notre culture bantoue​. La Bible est sans ambages à ce propos, tant l’Ancien Testament :
« ​Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination » (L​ évitique 18 : 22​).
Que le Nouveau Testament :
« ​C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement » (​Romains 1 : 26-27​).
Il y a donc des conséquences notoires face à de tels actes. Ils ne sont pas neutres.
D’ailleurs notre constitution dans son préambule affirme d’une part, la responsabilité du peuple gabonais devant Dieu et devant l’histoire, et d’autre part, « son attachement à ses valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel... ». De même, cet attachement vise le respect des ​Libertés​, des Droits et des Devoirs du Citoyen.
Les ​libertés dont il est question sont énumérées de façon limitative par notre constitution, et la liberté fondée sur le choix de l’orientation sexuelle n’y figure pas.
Ma responsabilité envers Dieu, en ma qualité d’Ecclésiaste, c’est-à-dire de leader spirituel et politique, me conduit à affirmer que je ne suis pas réfractaire à l’importation de certaines valeurs d’autres cieux, puisque nous sommes de toutes les façons, une société en évolution, mais je milite pour la préservation de notre identité et de nos valeurs.

Tandis que la société occidentale met l’accent sur l’individualisme et marginalise l’impact de la religion sur l’Etat et la sphère publique, nous, société africaine et bantoue, sommes tous liés exactement comme les maillons d’une même chaîne, et nous craignons Dieu. Par conséquent, souvenons-nous que nous aurons à rendre compte devant Dieu et devant l’histoire !
A cet effet, j’en appelle à la sagesse de la haute autorité de l’Etat, et en sa double qualité de Raïs (chef religieux), et de Président de la République, Chef de l’Etat, garant des Institutions et du respect de la constitution​, pour faire ramener l’anormalité à la normalité, l’immoralité à la moralité, l’indécence à la décence, le déshonneur à l’honneur, l’insensé à la crainte de Dieu, afin de faire du Gabon un pays où il fait bon vivre pour tous.
Par ailleurs, je profite de cette occasion pour lancer un appel, pour booster les chrétiens du Gabon à s’engager politiquement, à s’impliquer dans la gestion de la cité, afin d’influencer les sphères de décisions par les valeurs que nous incarnons. En effet, comme vous le savez, mon engagement politique a toujours eu pour objectif la recherche du bien-être de mes concitoyens.
Quoiqu’il en soit, l’homme, citoyen et croyant, riche ou pauvre, peu importe son ethnie, la couleur de sa peau ou ses origines, doit comprendre qu’il ne sera jamais complet s’il n’assume pas ses responsabilités, toutes ses responsabilités.
Ainsi, considérant les priorités et urgences actuelles dans le pays ;
Considérant l’état de détresse psychologique, de délabrement sanitaire et social des populations gabonaises, provoqué par la pandémie de la Covid-19 et associés ;
Considérant l’état de précarité abyssale de nombreux concitoyens, suite aux traumatismes causés par différentes pertes : parents, emplois et autres ;
Considérant la violation flagrante des valeurs socioculturelles et socioaffectives de progrès ;
Les Ministères Christ Révélé aux Nations (CRN)​ demandent au Gouvernement le retrait ​pur et simple de ce projet de loi.
Au peuple gabonais, à tous les croyants, nous recommandons la plus grande vigilance, en perspective des instructions à venir.